La Stricte Observance est « célèbre et peu connue» (ce qu’écrivait LANTOINE 1930. La Franc-maçonnerie Ecossaise en France en parlant du REAA).
Je ne dirais pas pour autant comme certains historiens que « l’histoire de la Stricte observance reste à écrire » (A. Berheim, 1998) mais ses caractéristiques différent fondamentalement de la maçonnerie contemporaine : De nature purement aristocratique, à ses débuts on n’y reçoit que des nobles qui ne connaissent pas de frontières et parlent une langue commune, le Français.
Etudier ce rite, c’est voyager dans le temps et l’espace, à la rencontre de Frères et Sœurs qui ont marqué leur époque, et ce à travers des archives, des éléments factuels, des informations indirectes, des journaux intimes, des lettres, mais aussi des mythes et des légendes, d’où les polémiques passionnées qui ont jalonné l’histoire de la Stricte Observance.
Nous ne sommes pas dans du « prêt à consommer » : il faut chercher, fouiller pour découvrir peu à peu un système maçonnique fascinant qui d’ailleurs, pour un chercheur curieux, apporte souvent plus de questions que de réponses, et ce malgré l’éclairage incontestable qui est apporté par les découvertes récentes
Alain Berheim écrit : « La Stricte Observance interroge pour deux raisons
- C’est la première fois après 1743 que le thème de la chevalerie fait son apparition dans la franc-maçonnerie non plus de manière générale après le discours de Ramsay, mais comme chevalerie templière, fondement d’un système maçonnique.
- mais aussi parce qu’elle remplacera pendant vingt ans et presque partout en Allemagne et en Europe de l’est la maçonnerie anglaise » ce dernier reste contestable puisque des Loges de Stricte Observance existaient avant la Création de la Grande Loge d’Angleterre.
Comme le dit si bien Honoré de Balzac… « Il y a deux Histoires :
L’Histoire officielle, menteuse qu’on enseigne, l’Histoire ad usum delphini, puis l’Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse. Dans cet état d’esprit allons à la recherche d’une certaine vérité – pour autant qu’elle existe- sur cet Ordre Illustre, mais avant tout passionnant.